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Les vignes à Léognan

PestiRiv : que nous apprend l’étude sur l’exposition aux pesticides à Léognan ?

Léognan a fait partie des sites étudiés dans le cadre de PestiRiv, une étude nationale menée par Santé publique France et l’Anses pour mieux mesurer l’exposition des riverains des vignes aux produits phytopharmaceutiques.

Entre 2021 et 2022, l’étude a comparé des personnes vivant à proximité des vignes avec des personnes vivant à distance de toute culture. Des prélèvements ont été réalisés dans l’air extérieur et intérieur, les poussières, les urines et les cheveux, ainsi que, dans certains foyers, sur des fruits et légumes du jardin.

À Léognan, des pesticides ont été mesurés dans l’air

En Nouvelle-Aquitaine, Atmo Nouvelle-Aquitaine a effectué des mesures sur cinq sites, dont Léognan, en comparant notamment une période hors traitements et une période correspondant aux principaux traitements viticoles.

Au niveau national, le constat de PestiRiv est clair : les riverains des zones viticoles sont davantage exposés aux pesticides que les personnes éloignées de toute culture. L’exposition est également plus importante pendant les périodes de traitement. La proximité des habitations avec les vignes et les quantités de produits utilisées sont les deux principaux facteurs identifiés.

Une précision importante : exposition ne signifie pas automatiquement maladie
 
PestiRiv mesure une exposition aux pesticides, et non les conséquences de cette exposition sur la santé.
Autrement dit, l’étude démontre que les riverains des vignes sont davantage exposés à certaines substances, mais elle ne permet pas, à elle seule, de déterminer si cette exposition provoque ou non une maladie particulière.
Santé publique France et l’Anses indiquent d’ailleurs que la mise en relation des niveaux d’exposition observés avec d’éventuels risques sanitaires nécessite des travaux complémentaires.
Que pouvons-nous faire, à notre échelle ?

Les résultats de PestiRiv invitent à agir à la fois sur les pratiques agricoles et sur les comportements individuels.

Quelques gestes simples peuvent limiter l’exposition lors des traitements :

  • fermer les fenêtres et portes pendant les périodes de traitement ;
  • éviter de faire sécher le linge à l’extérieur lorsque des traitements sont en cours ;
  • éviter les activités de plein air à proximité immédiate des parcelles traitées ;
  • laver les fruits et légumes du jardin avant leur consommation ;
  • se laver les mains après des activités extérieures, notamment avant les repas.

Ces gestes peuvent réduire les expositions immédiates, mais ils ne peuvent pas constituer la seule réponse. Selon Santé publique France et l’Anses, la priorité doit être donnée à la réduction des traitements et à la limitation de leur dispersion à la source.

Cette orientation rejoint la stratégie nationale Écophyto 2030, adoptée en 2024, qui vise à réduire de 50 % l’utilisation et les risques globaux liés aux produits phytopharmaceutiques d’ici 2030, tout en développant les alternatives et les pratiques agroécologiques.

À Léognan, commune où vignobles et habitations se côtoient étroitement, l’enjeu est donc de poursuivre le dialogue entre viticulteurs, habitants et collectivité afin de favoriser une réduction des expositions, une meilleure information des riverains et l’évolution progressive des pratiques, dans l’objectif partagé de préserver la santé, l’environnement et l’activité viticole.

Lettre d’information mai 2014

Charte entre le château Larrivet Haut Brion et la commune

Lettre d’information avril 2016

Pièces jointes